Le détournement des contes dans la littérature de jeunesse

Amalvi, Cécile (2008). « Le détournement des contes dans la littérature de jeunesse » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.

Fichier(s) associé(s) à ce document :
[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (2MB)

Résumé

Longtemps méprisé par la littérature générale en raison de son origine populaire, le conte a connu ces trente dernières années un regain d'intérêt général, autant de la part des milieux de la critique et de la recherche que du grand public. Cette attention nouvelle pour un genre qui a été l'apanage de la culture enfantine depuis le succès des Contes de Perrault témoigne de la capacité du conte à s'adapter à toutes les époques. La réécriture des contes que nous nous proposons d'étudier dans ce mémoire traduit un tournant dans l'évolution de ce genre, car ce phénomène florissant est relativement récent dans la littérature de jeunesse. Dans une approche à la fois historique, littéraire et ethnocritique, ce travail vise à étudier, à partir d'un corpus de livres pour enfants, les modes de détournement des contes classiques dans la littérature de jeunesse afin de savoir si la réécriture participe d'un renouvellement du genre. Le premier chapitre retrace l'évolution historique du conte depuis la tradition populaire orale jusqu'à la littérature et sa catégorisation comme genre exclusivement destiné aux enfants, montrant ainsi les liens qui existent entre le conte et la littérature de jeunesse. Après avoir esquissé un panorama des modes de détournement présents dans les récits du corpus, le second chapitre rappelle les principales théories sur la réécriture en littérature. Il se concentre ensuite sur l'analyse des contes détournés à partir des principales composantes du conte merveilleux (espace-temps, personnages et structure). Il s'avère alors que la réécriture conduit à un bouleversement de la forme, des motifs et de la fonction des contes d'origine, puisque sa visée est essentiellement divertissante et ludique. Le dernier chapitre, à teneur plus ethnocritique, se consacre entièrement à l'étude du Petit Chaperon rouge, en montrant la fonction initiatique qu'il possède dans la littérature orale et en expliquant la signification symbolique incarnée par la figure du loup dans l'imaginaire collectif traditionnel. À la lumière des analyses du corpus, il apparaît que la plupart des réécritures de ce conte provoquent son appauvrissement ou tout du moins son altération, dans la mesure où le loup n'est plus générateur d'angoisse pour les lecteurs. En définitive, la réécriture participe à la fois de la redéfinition et du renouvellement du conte, car d'une part elle relève d'un genre distinct dans la mesure où elle rompt avec les valeurs ainsi que le rôle culturel et social que le conte joue toujours dans notre société, et d'autre part elle se situe dans la continuité de son évolution perpétuelle à travers les époques. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Conte, Réécriture, Littérature de jeunesse, Détournement, Petit chaperon rouge, Loup, Charles Perrault.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur.
Directeur de thèse: Cnockaert, Véronique
Mots-clés ou Sujets: Perrault Charles 1628-1703, Littérature de jeunesse, Conte, Réécriture (Littérature)
Unité d'appartenance: Faculté des arts > Département d'études littéraires
Déposé par: RB Service des bibliothèques
Date de dépôt: 15 oct. 2008
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:06
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/1116

Statistiques

Voir les statistiques sur cinq ans...