"Le point" sur la norme grammaticale du français québécois oral

Bigot, Davy (2008). « "Le point" sur la norme grammaticale du français québécois oral » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en linguistique.

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Résumé

Dans un de ses nombreux documents, le Conseil de la langue française (CLF, 1990) soulignait l'importance de décrire le français standard du Québec. Sur le plan de la prononciation, plusieurs études ont été réalisées et celles-ci démontrent qu'il existe effectivement un modèle standard québécois (Cox, 1998; Reinke, 2005). Sur le plan lexical, de nombreux ouvrages dictionnairiques ont aussi été publiés (Boulanger et Rey, 1992; Meney, 1999 et plus récemment de Villers, 2003), mais ils ont fait l'objet de diverses critiques. Bien que le débat du dictionnaire québécois soit loin d'être clos (le projet Francus, en cours d'élaboration, est déjà condamné par certains linguistes comme Meney (2005)), on peut néanmoins considérer que la norme lexicale du français québécois est, à défaut d'être fixée, relativement bien documentée. Concernant la grammaire, ou plus précisément la morphosyntaxe, il en est tout autrement. En effet, la grammaire du français québécois standard à l'oral n'a, jusqu'à présent, bénéficié que d'un intérêt relativement limité. Selon Cajolet-Laganière et Martel (1995) et Lepicq et Bourhis (1995), il existerait une norme québécoise qui n'est ni basée sur un français populaire québécois, ni sur la norme du français de France. Barbaud (1998a; 1998b) pose le problème de la norme grammaticale du français québécois et y répond en postulant que l'élite québécoise, détentrice de la norme linguistique, utilise à l'oral des structures syntaxiques beaucoup trop divergentes (structures empruntées aussi bien au français québécois populaire qu'au français international) pour pouvoir élaborer une norme du français québécois. Beaucoup plus récemment, Corbeil (2007, p. 320) déclarait, sans en fournir la preuve, que « [...] l'écart entre la morphologie et la syntaxe de la langue parlée au Québec et la norme de la langue écrite est variable. L'écart est pour ainsi dire nul en langue parlée soignée. » À l'heure actuelle, il n'existe encore aucune description de cette norme grammaticale du français québécois oral (la langue orale soignée) basée sur l'examen d'un corpus sociolinguistique. Il est donc difficile de vérifier la justesse de ces nombreuses affirmations. Nous nous proposons, dans le cadre de cette étude, d'examiner quatorze variables linguistiques dans un corpus de cent dix locuteurs faisant partie de l'élite sociale et culturelle du Québec, placés en contexte formel de communication. Nous démontrons, qu'en général, le parler soigné de l'élite sociale et culturelle québécoise en situation de communication formelle n'est pas très éloigné du français 'standard', tel que décrit par les grammaires comme le Bon usage de Grevisse-Goosse, a contrario de la position de Barbaud (1998a ; 1998b). ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Sociolinguistique, Linguistique variationniste, Grammaire, Français québécois oral.

Type: Thèse ou essai doctoral accepté ()
Informations complémentaires: La thèse a été numérisée telle que transmise par l'auteur.
Directeur de thèse: Papen, RobertA.
Mots-clés ou Sujets: Français québécois (Langue), Grammaire, Langue familière, Langue standard, Morphosyntaxe, Sociolinguistique, Variation de langage
Unité d'appartenance: Faculté des sciences humaines > Département de linguistique
Déposé par: RB Service des bibliothèques
Date de dépôt: 14 nov. 2008
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:07
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/1305

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