Éducation somatique et troubles alimentaires : une autoethnographie

Vanasse, Chantal (2008). « Éducation somatique et troubles alimentaires : une autoethnographie » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en danse.

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Résumé

Ce mémoire présente mon parcours de vie en lien avec mes troubles alimentaires. À travers la forme autoethnographique, j'explore les impacts que la pratique de l'éducation somatique a eu sur ma perception de moi. J'expose comment cette perception de moi modifiée a influencé mon détachement de troubles alimentaires. Diverses théories énumèrent différents facteurs possiblement responsables du développement des troubles alimentaires: la sphère familiale, l'environnement social, la construction psychologique ainsi que les prédispositions neurobiologiques. Les traitements traditionnellement utilisés pour aider les gens ayant un trouble alimentaire s'attardent à un ou plusieurs de ces facteurs. Par contre, ils n'abordent que très rarement les individus sous un angle somatique; ralliant en une même entité ce qu'on définit comme le corps et l'esprit. Pourtant, les troubles alimentaires, bien que perçus comme maladies mentales, se révèlent à travers le soma. Le récit autoethnographique s'inscrit dans la perspective post-positiviste. Cette perspective tient sa force dans le détail que la subjectivité peut offrir. Le récit autoethnographique vise à comprendre en profondeur un phénomène donné par le biais du vécu du chercheur. Son but est d'offrir la possibilité d'un reflet vers l'extérieur: de peindre à travers une expérience la réalité plausible d'une population donnée. Cette autoethnographie m'a permis de comprendre les principaux liens entre ma perception de moi et mes troubles alimentaires. Elle révèle comment l'éducation somatique m'a aidée à développer une perception plus consciente et plus respectueuse de ma personne. La méthode Feldenkrais d'éducation somatique m'a aidée à développer ma conscience de moi, à me rapproprier une expérience de moi à la première personne. Elie m'a aussi aidée à mieux conscientiser mes limites ainsi que mes besoins. Elle m'a procuré une image plus positive de moi et a développé ma confiance en moi ainsi que mon « empowerment ». Tous ces acquis ont considérablement contribué à ce que je me détache de mes troubles alimentaires. L'approche autoethnographique tient sa force dans l'authenticité du vécu qu'elle expose. Toutefois, étant basée que sur une seule expérience, elle s'avère souvent une amorce à une étude potentielle plus large, dans le but d'obtenir une validation plus générale. Ainsi, ce récit autoethnographique s'avère une première exploration menant à de prochaines recherches. En effet, mon expérience démontre la pertinence d'explorer plus largement les liens entre une approche somatique et le détachement de troubles alimentaires. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Troubles alimentaires, Éducation somatique, Autoethnographie, Feldenkrais.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur.
Directeur de thèse:
TypeContributeurCourriel
Directeur de thèse Fortin, Sylviefortin.sylvie@uqam.ca
Mots-clés: Éducation somatique, Histoire de vie, Image du corps, Impact psychologique, Méthode Feldenkrais, Trouble de l'alimentation
Unité d'appartenance: Faculté des arts > Département de danse
Déposé par: RB Service des bibliothèques
Date de dépôt: 14 janv. 2009
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:08
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/1647

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