L'intelligence artificielle comme figure de la dystopie dans Nineteen eighty-four, de George Orwell, le Dépeupleur, de Samuel Beckett, et Neuromancer, de William Gibson

Taillefer, Hélène (2009). « L'intelligence artificielle comme figure de la dystopie dans Nineteen eighty-four, de George Orwell, le Dépeupleur, de Samuel Beckett, et Neuromancer, de William Gibson » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.

Fichier(s) associé(s) à ce document :
[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (2MB)

Résumé

Ce mémoire porte sur la figure de l'intelligence artificielle, en ce qu'elle permet d'incarner les craintes et les angoisses mises au jour par la critique sociale véhiculée dans les fictions dystopiques. Il analyse les manifestations d'êtres-machines et de structures de contrôle social créés par l'humanité, et dont la conduite témoigne d'une forme d'intelligence; il montre ainsi en quoi certaines structures sociales se calquent sur les machines pensantes imaginées. S'appuyant sur une approche pluridisciplinaire qui fait notamment appel aux domaines de la cybernétique, de la biologie et de la science politique, cette étude de la dystopie se concentre plus particulièrement sur le corpus littéraire suivant: Nineteen Eighty-Four, de George Orwell, Le Dépeupleur, de Samuel Beckett, et Neuromancer, de William Gibson. Prenant ses racines dans l'utopie, la dystopie a été façonnée au XIXe siècle à partir des craintes et des désillusions liées à une industrialisation qui modifiait radicalement le mode de vie humain. Dans ce type de fictions, les rapports de force entre l'humanité et ses outils -ses créations -basculent, car la technique y permet la transmission d'un ascendant sur l'être humain. Cette emprise se voit exacerbée par la machine pensante, dont l'accession à la vie autorise un niveau d'indépendance et d'initiative inaccessible à ses prédécesseurs. Ce faisant, l'intelligence artificielle permet d'imager le déplacement de point focal qui s'opère quand l'outil devient une fin en soi, de même qu'elle illustre les potentialités asservissantes d'une utilisation inconsidérée de la technique. À l'image de l'être artificiel, les structures machiniques de la dystopie acquièrent suffisamment d'autonomie pour pouvoir, elles aussi, attenter à la souveraineté de l'individu. L'humain, noyé au sein de ces structures qui le submergent, n'est alors plus qu'une composante insignifiante dont la spécificité se fait systématiquement gommer par la machine sociale. En définitive, qu'il s'agisse d'un être ou d'un système, la figure de l'intelligence artificielle apparaît comme un sujet agissant, qui incarne la propension de la dystopie à réduire l'individu à l'état de pion. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Dystopie, Intelligence artificielle, Cybernétique, George Orwell, Samuel Beckett, William Gibson.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur.
Directeur de thèse:
TypeContributeurCourriel
Directeur de thèse Chassay, Jean-Françoischassay.jean-francois@uqam.ca
Mots-clés: Orwell George 1903-1950, Beckett Samuel 1906-1989, Gibson William 1948-, Intelligence artificielle, Dystopie, Cybernétique
Unité d'appartenance: Faculté des arts > Département d'études littéraires
Déposé par: RB Service des bibliothèques
Date de dépôt: 11 sept. 2009 18:38
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:10
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/2229

Statistiques

Voir les statistiques sur cinq ans...