A nigthmare on Elm street et Wes Craven's new nightmare de Wes Craven : spécularité et métahorreur

Weber-Houde, Aude (2009). « A nigthmare on Elm street et Wes Craven's new nightmare de Wes Craven : spécularité et métahorreur » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires.

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Résumé

Ce mémoire vise à démontrer de quelle manière les procédés spéculaires présents dans deux films du réalisateur américain Wes Craven, A Nightmare on Elm Street (1984) et Wes Craven 's New Nightmare (1994), révèlent et transgressent les conventions génériques du fantastique, de l'horreur et du slasher film. À ce jour, le travail réflexif de Craven demeure peu étudié par la critique. Bien que plusieurs travaux consacrés aux fictions d'épouvante se soient penchés sur l'oeuvre de ce cinéaste, rares sont ceux qui mentionnent l'importance du motif spéculaire. Or, l'apport de Craven s'étend au-delà de la simple réutilisation des codes de l'horreur; le réalisateur bouleverse les conventions du genre. Par le biais de l'onirisme, le film A Nightmare on Elm Street exploite la qualité réflexive du dispositif cinématographique. Le processus « fictionnalisant » du rêve imitant celui du cinéma, le film propose, au moyen des cauchemars de ses personnages, une réflexion sur la nature des images présentées à l'écran. Ce premier film se trouve enchâssé dans un second, Wes Craven's New Nightmare, dans lequel Craven brise les cadres convenus de la fiction d'horreur et démultiplie les univers diégétiques. Le réalisateur y opère un fantastique horrifiant qui rend explicitement compte de la dichotomie illusion/réalité inhérente au genre, ainsi que de l'incontournable question des frontières et de leur inquiétante perméabilité. Par le truchement de ses diverses manifestations spéculaires, Wes Craven 's New Nightmare met en scène les thèmes chers au cinéma d'épouvante, mais propose en outre une critique iconoclaste de ce genre cinématographique. Notre analyse se base principalement sur une hypothèse énoncée dans l'ouvrage fondateur Le récit spéculaire. Essai sur la mise en abyme, de Lucien Dallenbach, selon laquelle la mise en abyme constitue un code herméneutique à petite échelle permettant l'interprétation de l'oeuvre qui la contient. Nous proposons une étude des divers jeux de miroir -tant esthétiques que narratifs -imbriqués dans ces films, afin d'expliquer de quelle manière ceux-ci déterminent une relecture des codes du cinéma d'horreur, mais également comment ils confrontent le spectateur à sa propre image. Ultimement, nous cherchons à prouver que la mise en abyme, par ses qualités frontalières, constitue une figure fantastique significative ainsi qu'un outil puissant pour la création d'effets horrifiques. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : A Nightmare on Elm Street, Wes Craven's new nightmare, Wes Craven, Cinéma, Horreur, Spécularité, Mise en abyme.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur.
Mots-clés: Craven Wes 1939-, Nightmare on Elm Street (Film cinématographique), Wes Craven's new nightmare (Film cinématographique), Film d'horreur, Mise en abyme (Art), Onirisme
Unité d'appartenance: Faculté des arts > Département d'études littéraires
Déposé par: RB Service des bibliothèques
Date de dépôt: 02 févr. 2010 19:10
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:12
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/2540

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