La pensée omnidimensionelle. Modèles d'analyse quantique de l'Idéologie générale et des idéologies restreintes

Côté, Luc (2000). « La pensée omnidimensionelle. Modèles d'analyse quantique de l'Idéologie générale et des idéologies restreintes » Thèse. Montréal, Québec, Canada, Université du Québec à Montréal, Département de philosophie, 323 p.

Fichier(s) associé(s) à ce document :
[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (1MB)

Résumé

La présente thèse se veut d'abord l'ébauche d'une nouvelle base sur laquelle fonder une théorie de l'Idéologie qui soit efficace à la fois pour la description et la prédiction scientifique des phénomènes sociaux qui relèvent des orientations idéologiques au sein des sociétés. Par là, on cherche à unifier les diverses approches antérieures sur le sujet, de façon à ce qu'elles se complètent plutôt que de s'opposer les unes aux autres. Inspirée à l'origine par l'initiative de Louis Althusser, on s'en est cependant quelque peu détaché en utilisant et en adaptant des concepts appartenant à la physique contemporaine, conjugués à une métaphysique d'allégeance matérialiste dérivée des écrits de Schopenhauer sur la "Volonté". Celle-ci est prise comme moteur de l'identité plus ou moins consciente que prennent les différentes formes locales et ponctuelles de la matière universelle. Cette identité étant particulièrement "active" chez l'être humain, on prend sa forme humaine comme une exagération de l'instinct animal ou de l'inertie observable chez les choses. Suit alors une réflexion sur les différentes façons avec lesquelles peut se concrétiser un "apaisement" de la volonté (dans un "bonheur" correspondant à l'état de repos inertiel de la matière) d'entités humaines à travers les représentations arbitraires qui les font interagir entre-elles avec un égoïsme inconscient, justifié politiquement par une prétention de connaissance plus juste de la "Volonté" universelle. Ayant pour prémisse que toutes les volontés relatives sont incluses dans cette insaisissable "Volonté" universelle, on se lance alors dans une étude des relations politiques entre lesdites entités. La problématique centrale étant celle du positionnement relatif des multiples conceptions possibles du monde dans lequel l'être humain évolue, on s'est en premier lieu concentré sur l'élaboration d'une grille d'analyse tridimensionnelle dont les paramètres pouvaient servir à la classification desdites conceptions du monde. Établie en tenant compte de principes de Relativité (inspirés de Albert Einstein), cette grille est volontairement voulue malléable lorsqu'il s'agit d'y évaluer les relations entre entités idéologiques restreintes. Par la suite, on tente de découvrir un principe de généralisation par lequel on pourrait étendre notre analyse au champ Idéologique global. Cette tentative est cependant elle-même relativisée rapidement puisqu'on y admet que son efficacité sine qua non devrait provenir d'une conscience transcendante interdite par sa propre logique. Les conclusions qu'on tire de cette démarche sont un peu paradoxales puisqu'on affirme, en s'appuyant sur un principe d'incertitude adapté de la théorie quantique, que tout système idéologique peut être utilisé efficacement pour prédire les orientations sociales d'un groupe qui l'utilise volontairement. Cependant, un tel système ira totalement à l'encontre de l'objectif de maximisation générale du "bonheur" par lequel on parvient à l'imposer aux entités relatives constituant le groupe social en question. En même temps, on prétend qu'un tel système idéologique peut effectivement donner une description juste du type de bonheur recherché par tous les membres d'un groupe. Dans un tel cas, ledit système sera par contre inutile pour la prédiction des orientations sociales prises par ce groupe. On suggère alors que, pour maximiser réellement le potentiel "bonheur" amené par un système social, une position anarcho-nihiliste anti-historiciste est nécessaire. Loin d'être la promotion du chaos, cette position est simplement annoncée comme une dialectique négative cherchant à éviter des situations définies, à l'inverse des traditionnelles dialectiques positives basées sur la promotion téléologique.

Type: Thèse ou essai doctoral accepté ()
Mots-clés: représentation, catégorisation, interprétation, conception, filiation, idéologies, idées, idéalisation, société, socialisation, politique, dialectique, métaphysique, philosophie, sciences, morale, phénoménologie, histoire
Unité d'appartenance: Faculté des sciences humaines > Département de philosophie
Déposé par: Luc Côté
Date de dépôt: 05 déc. 2006
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:03
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/49

Statistiques

Voir les statistiques sur cinq ans...