La déculturation de la langue : le cas du français au Québec

Breault, Laurent (2013). « La déculturation de la langue : le cas du français au Québec » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sociologie.

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Résumé

Le 18e siècle marque le début d'un changement majeur dans l'organisation des sociétés. La Révolution démocratique a eu pour effet de substituer le principe d'autonomie sociale à la transcendance divine d'autrefois. Autrement dit, la légitimité du pouvoir ne part plus d'en haut, de l'élite de droit divin, mais d'en bas, des individus. Ce nouveau principe fondateur s'impose encore aujourd'hui. Il entretient notamment une redéfinition de la notion de culture, afin de l'évider de toute détermination qui viendrait contraindre le sujet social autonome. Désormais, la culture ne répond plus à une exigence de la transcendance, mais à celle d'une conception matérialiste. Par le fait même, elle n'exige plus la conformité des individus à sa transmission, au contraire, ceux-ci l'instrumentalisent selon les nécessités sociales. La recherche porte sur les causes et les effets du développement de la démocratie sur un objet culturel particulier, la langue. Elle ne se comprend plus comme l'expression du génie d'un peuple ou d'une culture, mais uniquement en termes de statistiques et de relations intersubjectives. Il existe actuellement une déculturation par une individualisation de la langue. Précisément, ce mémoire présente la mise en place de cette déculturation à partir d'un cas précis, la langue française au Québec. Cette dernière semble être devenue un objet culturel parmi d'autres depuis son procès à l'intérêt individuel. Sa défense ne se fait plus inconditionnellement, elle ne soulève plus les foules. Par conséquent, cette déculturation de la langue fragilise de plus en plus le projet de faire société en français au Québec. Pourquoi pérenniser le français si l'anglais est meilleur gage de réussite individuelle? Enfin, ce mémoire tente de comprendre précisément la déculturation de la langue française au Québec et son lien avec le projet d'autonomisation des sociétés. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : langue, culture, français, formation, contractualisme, individualisme, sociologie compréhensive, Québec, Canada, Camille Laurin, Gérald Larose, Gérard Bouchard, Charles Taylor.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur
Directeur de thèse: Thériault, Joseph-Yvon
Mots-clés ou Sujets: Aspect sociologique, Culture québécoise, Français québécois (Langue), Individualisme, Opinion publique québécoise, Politique linguistique, Question québécoise, Valeur culturelle, Québec (Province)
Unité d'appartenance: Faculté des sciences humaines > Département de sociologie
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 12 sept. 2013 13:13
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:25
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/5450

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