L'icône autopoïétique : l'architecture de la renaissance culturelle à Toronto (1999-2010)

Éthier, Guillaume (2013). « L'icône autopoïétique : l'architecture de la renaissance culturelle à Toronto (1999-2010) » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en études urbaines et touristiques.

Fichier(s) associé(s) à ce document :
[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (34MB)

Résumé

Le point de départ de cette recherche est une réflexion sur la notion « d'architecture iconique ». Au cours des années 2000 est apparu, dans de nombreuses villes occidentales, un type de stratégie de régénération urbaine basé sur l'expérience de Bilbao en Espagne. Selon ce modèle, il suffit d'ériger un édifice culturel spectaculaire pour engendrer des transformations dans l'évolution d'une ville. Dans la littérature sur la question, on qualifie ainsi « d'iconique » cette architecture qui, par définition, se confond et se substitue, par sa singularité, à l'image de marque de la ville. Si cette architecture réalisée par des architectes de prestige (qualifiés de starchitectes) se veut d'abord stratégique, on se bute à un problème plus complexe lorsqu'on tente de déterminer le message connoté qu'elle véhicule. Les icônes demeurent en effet profondément énigmatiques sur le plan symbolique parce qu'elles mettent en scène des formes abstraites et sculpturales. Un fait singulier semble cependant émerger à leur étude : tous les édifices iconiques présentent une rupture importante avec leur contexte d'implantation. Nous sommes ainsi amenés à les ressaisir comme des objets dont la logique culturelle consiste à se distinguer de leur milieu (forme iconique) pour ensuite rétroagir sur lui de manière à le transformer (fonction iconique). Paradoxalement, comme nous en faisons la démonstration, le rapport « autopoïétique » de l'icône relativement à son contexte la place en rapport de dépendance avec celui-ci. Ainsi, la mise en récit de ces édifices décontextualisés nous montre qu'en réalité, leur « distinction » est tributaire d'un discours où le contexte duquel ils cherchent à s'extraire occupe une place prépondérante. C'est à partir de ce cadre d'analyse que nous allons reconsidérer quatre édifices construits à Toronto au cours des années 2000 dans une période qu'il est convenu d'appeler la Renaissance culturelle torontoise. Véritable point de mire et inspiration de cette étude, le cas torontois nous permet d'aborder la question de l'architecture iconique dans un cadre qui offre à l'analyse plusieurs édifices construits simultanément. En dernière instance, cette thèse tente de replacer l'architecture iconique dans la lignée d'une discussion sur le monument et cherche, par le fait même, à considérer ce type de représentation architecturale à l'aune de la crise de représentation propre à la postmodernité. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Effet Bilbao, architecture iconique, Toronto, Renaissance culturelle torontoise, style Toronto, effet Toronto, ville créative, régénération urbaine par la culture, OCAD, AGO, ROM, Four Seasons Centre, Will Alsop, Daniel Libeskind, Frank Gehry, Jack Diamond, autopoïèse, théorie systémique autoréférentielle, architecture spectaculaire, icône, transformation identitaire des villes, starchitecture, architecture stratégique.

Type: Thèse ou essai doctoral accepté ()
Informations complémentaires: La thèse a été numérisée telle que transmise par l'auteur
Directeur de thèse: Morisset, Lucie K.
Mots-clés ou Sujets: 2000-2009, Architecture urbaine, Aspect symbolique, Autopoïèse, Histoire, Iconicité, Image de marque (Marketing), Renouveau urbain, Représentation sociale, Urbanité, Toronto (Ont.)
Unité d'appartenance: École des sciences de la gestion > Département d'études urbaines et touristiques
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 03 févr. 2014 19:56
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:26
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/5718

Statistiques

Voir les statistiques sur cinq ans...