Justification d'une distinction sémantique et syntaxique entre les compléments de mesure et les compléments d'objet direct

Fortin, Véronique (2013). « Justification d'une distinction sémantique et syntaxique entre les compléments de mesure et les compléments d'objet direct » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en linguistique.

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Résumé

Ce mémoire se penche sur la distinction entre les compléments de mesure et les compléments d'objet direct. Si la grammaire scolaire traditionnelle établissait une nette distinction entre ces deux compléments, la Nouvelle grammaire scolaire tend plutôt à analyser les compléments en fonction de leur caractère essentiel, ce qui amène certaines grammaires issues de cette idéologie à classer les compléments de mesure et les compléments d'objet direct dans une seule et même catégorie : les compléments directs, qui sont essentiels au verbe. La notion d'objet n'étant pas simple à délimiter, nous avons cherché à savoir s'il y a lieu d'établir une distinction entre les compléments de mesure et les compléments d'objet direct, et ce, à partir de tests qui servent généralement à distinguer le complément d'objet direct des autres types de complément. Nous avons utilisé les tests classiques telles la pronominalisation et la passivation, mais aussi d'autres tests proposés par certains linguistes. En tout, dix-sept tests ont été appliqués à un corpus de quarante-trois phrases, construites avec un complément de mesure ou un complément d'objet direct. Nous avons découvert que les compléments d'objet direct constitués d'un déterminant numéral et d'une unité de mesure se comportent davantage comme des compléments de mesure. En effet, ils s'éloignent de l'objet prototypique et répondent plus difficilement aux critères d'identification du complément d'objet direct. En adoptant la conception d'une échelle de transitivité, nous pouvons en conclure que ce type de complément représente un pont entre les compléments de mesure et les compléments d'objet direct prototypique. Ainsi, nous nous rangeons au point de vue de Lazard (1993) et adhérons à sa proposition d'une « zone objectale » : si le deuxième argument d'une proposition est étroitement dépendant du verbe et qu'il est introduit directement, nous croyons que ce complément doit entrer dans cette « zone objectale ». ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : complément de mesure, complément d'objet direct, transitivité, notion d'objet, grammaire scolaire.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur
Directeur de thèse: Piron, Sophie
Mots-clés ou Sujets: Complément d'objet direct, Complément circonstanciel, Transitivité (Linguistique), Objet (Philosophie), Français (Langue), Grammaire
Unité d'appartenance: Faculté des sciences humaines > Département de linguistique
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 14 mai 2014 18:06
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:27
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/5870

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