Le développement durable : une solution éthique pour contrer la détérioration de l'environnement

Blackburn, Marie-Eve (2013). « Le développement durable : une solution éthique pour contrer la détérioration de l'environnement » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en science politique.

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Résumé

Ce mémoire a pour point de départ la crise écologique à laquelle fait face le monde contemporain. Il part du constat que la détérioration de l'environnement et les crises écologiques découlent d'une vision anthropocentrique de la nature et cherche à développer une approche éthique capable de dépasser l'anthropocentrisme. Le travail consiste à présenter un vaste survol de différentes théories critiques qui visent à répondre à cette crise pour s'attarder enfin au concept de développement durable, présenté comme piste de solution la plus porteuse. L'introduction présente les principales articulations du mémoire : constat d'une crise écologique contemporaine, le lien entre celle-ci et la révolution industrielle, la recherche d'une explication par la transformation du rapport moral, spirituel et économique de l'homme à la nature et enfin se termine avec une ouverture sur différentes pistes de solution. Le débat s'ouvre ensuite sur deux perspectives sur la crise écologique : il pourrait s'agir de variations temporaires du climat, ou encore de variations durables liées à l'activité humaine. La suite suggèrera qu'il s'agit de variations durables. Le changement des rapports de l'homme avec la nature, ou de la culture occidentale, s'enracine dans la Renaissance et la Réforme, c'est-à-dire la rupture cartésienne avec le catholicisme, en venant transformer cette relation en une de dominant/dominé. Par l'entremise d'une succession de crises écologiques, l'idée que la nature n'est pas infinie dans ses potentialités est née. Cette prise de conscience nous a conduits vers la nécessité de construire une nouvelle éthique des rapports de l'Homme et la nature. De là a émergé une succession d'éthiques en lien avec la nature : l'éthique de la terre d'Aldo Léopold, le biocentrisme de Paul Taylor, etc. Les propositions des diverses éthiques bio/écocentriques sont insuffisantes par rapport à la grandeur des enjeux écologiques dont fait face l'humanité. Nous proposons donc la conception de développement durable, analysée sous la loupe du principe de responsabilité de Hans Jonas, comme étant mieux adaptée pour répondre à ces problèmes. Le principe de responsabilité ouvre un espace pour la délibération collective autour de la recherche de pistes de solutions, ce qui en fait un principe démocratique innovant sur le plan politique. Néanmoins, son interprétation possibiliste fait place à une recomposition des formes sociales de prévention. Elle insiste sur l'importance d'une distance entre l'action politique et la construction scientifique en ne faisant plus de la preuve scientifique un critère préalable à la mise en œuvre de mesures préventives. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : anthropocentrisme, développement durable, durabilité, éthique, équité inter/intra générationnel, principe de responsabilité

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur
Directeur de thèse: Olivier, Lawrence
Mots-clés ou Sujets: Anthropocentrisme, Crise écologique, Dégradation de l'environnement, Développement durable, Durabilité de l'environnement, Équité intergénérationnelle, Éthique environnementale, Responsabilité environnementale
Unité d'appartenance: Faculté de science politique et de droit > Département de science politique
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 14 mai 2014 17:52
Dernière modification: 01 nov. 2014 02:27
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/5880

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