Résilience de la forêt boréale à l'aménagement forestier : influence de la fertilité des sols et de l'intensité de l'aménagement

Bernard-Lacaille, Gabriel (2016). « Résilience de la forêt boréale à l'aménagement forestier : influence de la fertilité des sols et de l'intensité de l'aménagement » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en biologie.

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Résumé

Les écosystèmes produisent des services écosystémiques importants et il est suggéré, pour les préserver, de maintenir leur résilience. Les écosystèmes forestiers, comme la forêt boréale, sont exploités intensivement pour leur matière ligneuse. L'objectif de cette étude est de vérifier la résilience de la production de bois vis-à-vis la coupe forestière. La fertilité du sol devrait influencer la résilience, car elle affecte les dynamiques de réorganisation d'un écosystème et l'intensité de perturbation affecte les dynamiques végétales en libérant plus de ressources pour les compétiteurs. Nous pensons que la résilience sera plus faible sur les sols fertiles parce que ces derniers favorisent la compétition alors que la résilience devrait rester élevée sur les sols peu fertiles. Également, l'intensité de perturbation devrait diminuer la résilience des sites fertiles alors qu'elle ne devrait pas avoir d'effet dans les sols moins fertiles. Une base de données comprenant des relevés après coupe dans la forêt boréale du nord-ouest du Québec, en Abitibi-Témiscamingue, sera utilisée pour vérifier nos hypothèses et couvrira deux domaines bioclimatiques distincts, soit la sapinière à bouleaux blancs et la pessière à mousses. Elle contient des données sur la ·régénération de peuplements en réponse à des traitements sylvicoles. Le stocking sera utilisé pour vérifier le recrutement alors que la longueur des cinq derniers verticilles sera utilisée pour vérifier la croissance. Ces deux mesures seront combinées pour produire un indice de résilience. La fertilité du sol sera vérifiée en utilisant une combinaison de dépôts-drainage et l'intensité de perturbation sera basée sur l'intensité des traitements sylvicoles. Les sols les plus fertiles en sapinière produisent moins de sites bien stockés et cela mène ultimement à une baisse de la résilience. En pessière, la fertilité n'a pas d'effet et cela est dû aux différences dans les dynamiques entre la sapinière et la pessière. Une fertilité plus élevée promeut la compétition en sapinière alors que les espèces compétitives en pessière ne sont pas affectées par la fertilité. Dans les deux domaines bioclimatiques, l'aménagement le plus intensif cause une baisse de croissance. Cette baisse est particulièrement élevée en sapinière, ce qui suggère que la résilience associé à ce type d'aménagement est plutôt basse. Nos hypothèses sont validées en sapinière, mais réfutées en pessière. Cette étude démontre qu'il est donc possible d'utiliser la théorie de la résilience pour faire des recommandations à des aménagistes forestiers dans le but de maintenir la production de bois à long terme. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Résilience, Fertilité du sol, Compétition, Perturbation, Forêt boréale

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur.
Directeur de thèse: Kneeshaw, Daniel
Mots-clés ou Sujets: Résilience (Écologie) / Forêts -- Productivité / Forêts boréales / Sols forestiers / Sols -- Fertilité / Compétition (Botanique) / Forêts -- Exploitation
Unité d'appartenance: Faculté des sciences > Département des sciences biologiques
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 31 août 2016 19:11
Dernière modification: 31 août 2016 19:11
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/8778

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