La neutralité journalistique dans la couverture du conflit étudiant de 2012 : le cas du Montréal Campus

Desrochers, Audrey (2016). « La neutralité journalistique dans la couverture du conflit étudiant de 2012 : le cas du Montréal Campus » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en communication.

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Résumé

Ce mémoire se penche sur le cas du journal étudiant de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), le Montréal Campus, et sur la question de la neutralité journalistique pendant le conflit étudiant de 2012. Les journalistes du Montréal Campus, qui revêtaient à la fois le manteau de journaliste et celui d'étudiant, ont dû réfléchir à leur rôle au sein de l'espace public démocratique et à l'importance qu'allait prendre la valeur de neutralité dans leur pratique journalistique pendant le conflit. L'étude de cas du Montréal Campus, sous l'angle de la neutralité, permet à la fois de défricher le terrain encore inexploré des journaux étudiants francophones du Québec et de mieux saisir le rôle des journaux universitaires lors de conflits étudiants. En utilisant le concept d'espace public d'Habermas comme terrain de jeu, l'idéal journalistique du rassemblement conflictuel, comme le définit Géraldine Muhlmann, sert de base à l'analyse critique. Le cadre conceptuel permet de définir le Montréal Campus comme un journal hybride, qui se situe quelque part entre professionnalisme et activisme. L'analyse est d'abord quantitative, pour établir dans quelle mesure les journalistes du Montréal Campus ont été neutres pendant le conflit étudiant de 2012. Les résultats montrent que la majorité des 87 textes analysés sont neutres. Elle est ensuite qualitative : neuf entretiens semi-dirigés réalisés auprès des journalistes en poste lors du conflit ont permis de comprendre pourquoi et comment ils ont été neutres ou, à certains moments, moins neutres. Il en ressort que les biais ont été moins le résultat d'un militantisme revendiqué que d'une tentative de la part de ces journalistes en apprentissage de naviguer à travers les contraintes du travail journalistique. L'analyse permet de raffiner la définition du Montréal Campus. Si elle confirme qu'il s'agit d'un journal hybride, elle démontre aussi qu'il se situe plus près du professionnalisme que de l'activisme. L'analyse montre qu'en faisant preuve de neutralité critique, les journalistes du Montréal Campus ont ouvert la porte à une repolitisation de l'espace public. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : journalisme étudiant, espace public, neutralité, grève étudiante de 2012, média hybride

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire a été numérisé tel que transmis par l'auteur.
Directeur de thèse: Francoeur, Chantal
Mots-clés ou Sujets: Presse étudiante -- Québec (Province) / Presse -- Objectivité / Espace public / Grève étudiante, Québec, 2012 / Montréal Campus -- Études de cas
Unité d'appartenance: Faculté de communication
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 17 mars 2017 12:57
Dernière modification: 17 mars 2017 12:57
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/9442

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