Exploration du corps-limite comme relation interdépendante entre le soi et le tissu social dans une pratique multidisciplinaire

Conceicao-Rivet, Annie (2010). « Exploration du corps-limite comme relation interdépendante entre le soi et le tissu social dans une pratique multidisciplinaire » Mémoire. Montréal, Québec, Université du Québec à Montréal, Maîtrise en arts visuels et médiatiques.

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Résumé

Ce mémoire-création accompagne le projet de fin de maîtrise Le grand nettoyage, présenté à la salle La Chaufferie (2220, me Parthenais, Montréal) du 8 au 14 octobre 2010. Le mémoire résulte d'une période intensive dans laquelle je tente de laisser prendre une forme écrite dans l'exercice de théorisation de ma pratique, et ce, sans négliger les effets qu'à cet engagement sur cette même forme que je propose. C'est au fil de la progression du texte que s'installe un rapport sensible entre les composantes principales du texte et les actions que je fais en atelier; Aller vers ce qui fait résistance (Introduction), S'engager avec la forme pour sentir (Chapitre I), Lorsque les formes se touchent (Chapitre II), L'expérimentation (Chapitre III) et Recommencer (Conclusion). L'architecture du mémoire correspond à ma dynamique d'atelier (attitude, motif, doute, silence). Les variations du style littéraire, par des énoncés souvent courts et vifs (affirmatif, interrogatif, poétique), par l'appropriation de mots pour les images auxquelles ils renvoient et par des niveaux de langage (familier, usuel, technique, etc.), soulèvent la complexité du processus de distanciation de l'atelier, processus nécessaire pour partager mon expérience de création. Les effets de ces variations (interruption, inversion, gradation et reprise) provoquent une instabilité dans le mode de lecture, parce que le sens émerge davantage dans la suite de propositions qui se superposent dans L'acte de Lire, que dans l'aspect isolable d'un terme ou d'un énoncé. Cette démarche engendre une lenteur dans la communication (mise en forme des étapes de recherche, problématique, réflexion, concepts) et une amplitude dans le mouvement de sa distribution (sensation de manque d'information et allers-retours dans la consultation entre le corps du texte et les notes de bas de page, par exemple). J'inclus et place le lecteur dans l’actualité vivante d’une situation, celle de prendre l'écriture et ses conventions comme moyen d’expression d'un langage visuel et graphique du mémoire-création. Dans ma recherche, je développe un concept que je nomme « corps-limite ». Le « corps-limite » consiste à prendre mon corps comme un objet et à le placer en situation où je confronte la limite de ses propriétés (corporéité et conscience). Dans l’expérience de cette limite, je marque 1e média de l’empreinte de mon corps. Le corps et le média sont mobilisés de façon à créer une combinaison de formes et de durées. Cette opération relève à la fois d’une inscription et d’une transcription, mais pas d’une prescription. D’où mon questionnement du concept «corps-limite » qui caractérise ma méthode, méthode qui consiste à accumuler de combinaisons du corps au média, à multiplier chacune des combinaisons et à explorer la possibilité de les décliner sous plusieurs générations (de formes, de matières, de propriétés). Ces combinaisons produisent un ensemble, nouvel ensemble formé par la répétition d'une suite d'opérations et leurs variables, et avec lequel je recommence une tentative de rapprochement (le média « plié »). Ce qui est central à ma pratique c'est l'action de mon corps, de mon corps et du média « plié ». Le média « plié » est un média qui, rapproché du corps, se transforme. Cette méthode est à l'œuvre dans ma pratique et dans l'exercice de sa théorisation (ce mémoire-création). J'utilise mon atelier comme un laboratoire et mon corps comme un objet de relation avec mon atelier (qualités intrinsèques du lieu, outils et moyens plastiques, etc.). Je m'interroge sur ce qui relie l'humain à son environnement (particulièrement dans les politiques de contrôle qui dépassent les possibilités connues d'un lieu, d'un objet, d'une société, etc.). J'essaie de comprendre l'enjeu de la notion « corps est relation », et la possibilité de l'instrumentalisation du corps par les jeux de pouvoir existant au sein des grandes institutions (sociétale, politique, pédagogique, par exemple). Je fais l'hypothèse que le corps humain détient un potentiel de détournement d'une charge, charge transmise par son assignation à la norme et à la conformité, et par son asservissement. J'envisage l'idée que dans l'élaboration d'une forme, autour de l'acte de multiplier les déclinaisons d'un contact du corps au média et dans celui de le répandre, il se produit un écart. Cet écart signe la limite de la singularité du corps humain, singularité qui gagne en force (capacités physiques et psychologiques, énergie, vigueur, etc.), par la succession et la superposition de différents liens du corps au média, et par l'articulation des propositions que je peux offrir. _____________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : corps-limite corps, limite, relation, charge, atelier, média plié, action, contact empreinte son, vidéo, moulage, dispositif, rapport de forces.

Type: Mémoire accepté
Informations complémentaires: Le mémoire-création a été numérisé tel que transmis par l'auteur.
Directeur de thèse: Trudel, Gisèle
Mots-clés ou Sujets: Philosophie de l'action / Art vidéo / Atelier d'artistes / Corps humain / Création artistique / Démarche artistique / Empreinte (Art)/ Moulage (Art) / Multi média / Relation
Unité d'appartenance: Faculté des arts > École des arts visuels et médiatiques
Déposé par: Service des bibliothèques
Date de dépôt: 30 août 2017 13:25
Dernière modification: 30 août 2017 13:25
Adresse URL : http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/9822

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